La France: L union des deux évêchés de Louis XI à Louis XII.

Les descendants de Petro Penchenati (Pierre), suite :

L’évêque Jean de Poitiers, fils de Charles de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier et de Simone de Mery, fut élu évêque à l’âge de 22 ans le 7 septembre 1390. Et devint archevêque de Vienne en 1447 par permutation avec Louis de Poitiers.

Après le mariage à Valence d’Alazie de Chambaud avec Rostain de Pracontal le 2 décembre 1391, Alazie recueillit dans la succession de Falcone Meyres sa mère qui habitait Valence, une maison appelée Le Palais situé dans l’îlot Saint-Jean, rue Baise Béguine. Par un acte du 17 avril 1454 son fils Guichard de Pracontal habitant de Montélimar reçut du Dauphin Louis XI la seigneurie d’Ancône en échange il céda le Palais. Le Dauphin voulait établir dans ce lieu un auditoire pour rendre la justice.

L’évêque Louis de Poitiers, neveu du prédécesseur, fils de Louis et de Polyxène Rousse, dame de Sérignan au Comtat fut élu évêque le 24 décembre 1447,

dans cette proche période, Jacques Penchinat, un descendant de Pierre (Petro) Penchenati se mariera avec une fille de la famille Pracontal originaire de Valence, une certaine Jeanne de Pracontal, qui suivront :

Jacques Penchinat

1449-1451, Receveur de l'Évêque de Die, ( source imprimée non vérifiée) acquit en 1417 une part du fief de Piégon qui appartenait à la famille de Montauban. Le 8e jour du mois de mars de l’an 1503 par un acte extrait de sa note originelle et incéré dans une liasse de parchemin passé devant Maître Jean Adelphi notaire du lieu de Nyons en Dauphiné. La noble Jeanne de Pracontal épouse de feu Jacques Penchinat seigneur de Piégon, grand-mère et tutrice de Marguerite Penchinat, reçut de François de Planchette mari de sa petite-fille la somme de treize cent quatre-vingt et treize florins cinq sols et dix deniers pour les affaires et négoces de ladite Marguerite. Sur cet acte Jacques est nommé seulement seigneur de Piégon ne possédant pas les terres de Vassieux. Ils auront comme enfants connus, Jacques et Gaspard qui suivra. Son fils Jacques eut un fils appelé comme son oncle et 2 filles qui s’appelleront : Félise mariée à Guillaume de Puygros et Marie mariée à Henry du Pillon. Par une quittance, François de Planchette se trouve avoir payé à Henry du Pillon du lieu de Luc en Diois, la somme de 424 florins en déduction de la dote de la noble Marie, contenu dans une quittance publique présentée par maître Limojon sur l'an 1528 et le 2e jour du mois de février. Finalement une autre quittance d'une somme de 140 florins, toujours en déduction de la dote figure dans les actes.

Gaspard Penchinat

Noble seigneur en son vivant des lieux de Piégon au pays des Baronnies en Dauphiné, Vassieux & des autres lieux se mariera avec Magdeleine Calvet de Valréas dame de Piégon. Ils décèderont avant 1503. Leur fille Marguerite sera élevée par sa grand-mère et tutrice Jeanne de Pracontal. Ils auront comme enfants connus : Louise mariée à Aynard de Montaynard, noble de la cité de Vaison dans le Comtat-Venaissin et Marguerite Penchinat qui suivra. Par une quittance François Planchette a payé à Aynard de Montaynard la somme de quatre cents florins monnaie courante en déduction de la dote de la noble Louise comme il apparaît par un acte reçu par maître Antoine Limojon notaire de Nyons en l'an 1525 et le 3e jour du mois de juillet. Peu de temps après, une autre quittance fut reçue par maîtreAntoine Limojon présentée sur l'an 1526 et le 13 février une somme de deux cents florins toujours en déduction de la dote. Une dernière quittance fut reçue par maître Gauses sur l'an 1526 et le 28 du mois d'avril, augmentée d’ une somme de cinquante florins suivie de douze écus au soleil comme il apparaît par la quittance présentée faite de sa main et soussigné par ledit de Montaynard sur l'an 1527 le six du mois de mai.

Marguerite Penchinat

Marguerite sera élevée par sa grand-mère et tutrice Jeanne de Pracontal. D’après un acte écrit en latin du 3 mai 1501, Marguerite se mariera avec François de Planchette. Contrat reçu par Maître Jean Patin notaire à Valréas dans le Comtat Venaissin. Par ce mariage, elle apportera à son mari la parerie de Vassieux (Diois), les terres de Piégon au pays des Baronnies en Dauphiné et ses annexes. Ils auront 8 enfants : François II (voir article : La branche aînée), Guillaume (voir article : La branche cadette ), Delphine, Catherine la vieille, Françoise et Catherine la Jeune. Leurs enfants naturels et légitimes tous survivants, sauf Isabeau et Antoine, décédés un peu après leur mère. Puis la noble Marguerite décèdera le 20 mai 1521. Elle aura le temps de faire un testament. Elle ordonne ayant institué de fait son héritier universel son fils aîné le noble François. Elle lègue à nobles Guillaume et Antoine ses autres fils la somme de deux cents florins à chacun d'eux payable par son héritier. Et de même, a donné et lègué part en dote à nobles Isabeau, Catherine et autre Catherine, Françoise, et Dauphine les filles dudit François, à chacune d'elles la somme de deux cents florins payables par son héritier lorsqu'elles se colloqueront en mariage au pays, qui seront assignées par ledit François leur dit père. De plus, la noble Marguerite a donné à chacune d'elles, la moitié des joyaux et habits nuptiaux comme il apparaît par un instrument reçu par maître Antoine Limojon en l'an 1521.

Suite, voir la généalogie de cette famille : LA DYNASTIE DES SEIGNEURS DE PIÉGON

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