Le Saint Empire

Les évêques de Valence & de Die ;

Les comtes de Valentinois & du Diois de la maison de Poitiers

Guillaume de Poitiers, fils d’Aymar est la première illustre personne des comtes de Valentinois. Il épousa la légendaire comtesse de Die, fille aînée du comte Isoard II. Dès l’année 1163 Guillaume occupa le Diois et donna quelques inquiétudes à l’évêque. Robert évêque de Die le 30 juillet 1178 obtient de l’Empereur Frédéric Ie, une bulle et confirma à son église la possession de nombreuses terres. Il reçut la ville de Die et le Comté, monnaies, marchés, places, chemins, péages, fours, moulins, eaux et leurs cours avec plusieurs seigneuries. Ce prince fit insérer une clause qui reconnaissait le haut domaine de tout ce que Guillaume de Poitiers possédait dans le Diois.

Deux ans après : En 1187, la même année que l’élection du pape Clément III, l’évêque FAUCON fût élu évêque de Valence. Par une charte de l’an 1191 nous retrouvons la trace de la famille Penchinat, d’après le cartuaire de Saint-Pierre-du-Bourg-lès-Valence. La commanderie consistait en une église et un couvent, où vivaient, sous la conduite d'un commandeur ( magister), plusieurs chevaliers, des donats, un sacristain et des sœurs de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. L'emplacement de l'église lui avait été concédé par l'église du Bourg, qui y réclamait des droits paroissiaux. Elle dépendait du précepteur du diocèse de Vienne & Valence. L’origine du village de Bourg-lès-Valence viendrait d’une colonie romaine " Valentia " qui s’installa dans ce lieu quatre siècle avant J.C. Cette colonie se divisa : La ville haute où habitaient les praticiens et la ville basse où vivaient les artisans. La ville basse deviendra Bourg-lès-Valence où s’implanta le Christianisme.

Le premier Penchinat connu sera :

Desiderius Penchenatz (Didier)

Dans la charte de 1191 citée précédemment, "  De compositione facta inter ecclesiam Sancti Petri de Burgo et domum sancti Sepulcri ". Desiderius sera nommé parmi les serviteurs à gage de la commanderie sans faire partie de l'ordre.

Acte en Latin de 1191 :Transcription

Environ 80 ans après, le Pape GREGOIRE X unit les deux évêchés de Valence et de Die à Vienne le 25 septembre 1275 pour résister aux ennemis de l’Eglise. Dès lors, un seul évêque est le chef des deux diocèses, il réside à Valence, mais Die garde son autonomie et son administration.

L’évêque Jean de GENEVE Il commença son siège à la fin de l’an 1282. Il continua à faire une guerre contre Aymar IV de Poitiers qui durait depuis 9 ans

L’évêque Aymar d’ANDUZE de la VOULTE fût élu le 4 mai 1331. Aymar V de Poitiers Comte du Valentinois lui rend hommage de sa moitié de Crest et de 74 autres Seigneuries.

En l’an 1332, dans le cartuaire de Saint-Pierre-du-Bourg-lès-Valence, nous retrouvons un certain :

Petrus Penchenati (Pierre)

Le 2 mars 1332 " Assignatio pensionis pro missa quotidiana in ecclesia Burgi, Petrus sera cité comme " civis Valentinus, executor testamenti & ultime voluntatis predicti Humberti,  (Humbertus de Saliente de Burgo Valentie). "

Acte en Latin de 1332 :Transcription

Aymar VI de POITIERS, comte de Valentinois et de Die, occupe avec ses troupes la ville de Crest. L’évêque Louis du Villard résigné à la paix au terme d’une transaction souscrite par le traité de Lyon en 1356. Les transactions dureront jusqu’au 2e traité signé à Avignon le 25 septembre 1358, pour la possession du château de Crest et la portion de cette ville appartenant aux églises de Valence et de Die. Elle deviendrait la propriété exclusive du comte , qui s’engageait à donner en compensation les châteaux de Bourdeaux et de Bezaudun, avec leurs dépendances plus les produits qu’il avait dans les montagnes du Vercors, de Vassieu et de Rousset, avec toute juridiction, haute et basse justice, fiefs, hommes, vassaux, feudataires, etc.… . En outre il paiera une rente annuelle et perpétuelle de deux cents florins d'or aux églises de Valence et de Die.

Environs 30 ans après, Rostain de PRACONTAL coseigneur de OUCHE, ESPELUCHE et MONTBOUCHET habitant de Montélimar, épousa en 2e noces à Valence par contrat, le 2 décembre 1391 Alasie de CHAMBAUD fille de noble Jean de CHAMBAUD de Pouzin et noble Falcone MEYRES. Son épouse héritera de sa mère Falcone, d’une maison et d’un verger appelé Le Palais situé à Valence, dans la rue Baise Béguine. A l’occasion du contrat de mariage, Petro Penchenati, sera cité comme témoin.

Petro Penchenati (Pierre) 1391

Il sera écrit dans le contrat de mariage : " ----Petro Penchenati, Guill' o Ardenchii, burgen' Valencie---- "

Originaire du Diois, où il possédait la terre de Piégon. Pierre fut bailli de Gap en 1384, puis correcteur au conseil delphinal (source imprimée non vérifiée) et eu un arrière-petite-fille appelée Marguerite Penchinat

Quelques années après un descendant de Petro, Jacques Penchinat se mariera avec Jeanne de Pracontal. Ce sujet sera traité dans un autre article traitant de la famille de Pracontal.

Acte en Latin de 1384 :Transcription

Fin du Saint Empire, Les nouveaux Dauphins mettent fin à la rivalité séculaire des comtes et des évêques et le futur roi Louis XI, après avoir dépossédé les Poitiers, restreint l’autorité temporelle des évêques par le traité de Die le 10 septembre 1450.

Les descendants de Petro >

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